Je vis dans un petit village entouré de verdure, de belles forêts...
J'ai un frère, de 2 ans mon cadet. Mes parents travaillent la terre et élèvent des chevaux.
Mon plus grand souhait? Apprendre à lire.
Je m'appelle Rose, j'ai bientôt 248 ans. Cela vous étonne?
Je suis morte en 1775 (je ne connais pas la date exacte). C'est une mort que je ne souhaite à personne!
Des hommes, m'ont emmené loin de chez moi, m'ont enfermé dans une pièce sombre et étroite.
J'ai reçu des coups de bâton, ils m'ont marqué au fer rouge, m'ont coupé plusieurs doigts, m'ont violé maintes et maintes fois.
J'ai été torturée, insultée!
Lorsqu'ils m'ont jugé trop faible, ils m'ont enterrée vivante...
Je n'ai pas survécu plus de quelques minutes.
Je n'ai pas lutté car je voyais mon calvaire se terminer, la mort arriver, lente, douce et froide.
Je me suis réveillée quelques minutes, heures ou jours après. Il faisait froid et pourtant je n'avais pas froid, je ne ressentais plus de douleurs, à mon plus grand bonheur.
Je n'arrivais pas à rire, à être en colère, à pleurer...
J'ai regardé autour de moi. J'ai aperçu la maison dans laquelle j'ai été séquestrée durant plusieurs mois.
Il faisait nuit. La Lune brillait, sa lumière était presque aveuglante.
Je n'arrivais pas à sentir l'herbe sous mes pieds. J'avais l'impression de flotter.
J'ai commencé à penser à ma famille. Ils sont sûrement rempli de chagrin.
Mon frère, ma mère, mon père... Je suis désolée...
J'ai posé mon regard sur le tas de terre sous lequel reposait ma dépouille pour la première fois à cet instant.
Une rose violette y avait poussé. Belle, épanouie, si pure...
J'ai cédé à mon envie de la cueillir. Étonnamment, j'ai réussi à la prendre! Moi qui croyais que les fantômes ne pouvaient rien toucher... J'ai décidé de l'accrocher sur ma robe souillée par le sang.
Elle fait désormais partie de moi.
Aujourd'hui, je l'ai toujours.
J'ai un frère, de 2 ans mon cadet. Mes parents travaillent la terre et élèvent des chevaux.
Mon plus grand souhait? Apprendre à lire.
Je m'appelle Rose, j'ai bientôt 248 ans. Cela vous étonne?
Je suis morte en 1775 (je ne connais pas la date exacte). C'est une mort que je ne souhaite à personne!
Des hommes, m'ont emmené loin de chez moi, m'ont enfermé dans une pièce sombre et étroite.
J'ai reçu des coups de bâton, ils m'ont marqué au fer rouge, m'ont coupé plusieurs doigts, m'ont violé maintes et maintes fois.
J'ai été torturée, insultée!
Lorsqu'ils m'ont jugé trop faible, ils m'ont enterrée vivante...
Je n'ai pas survécu plus de quelques minutes.
Je n'ai pas lutté car je voyais mon calvaire se terminer, la mort arriver, lente, douce et froide.
Je me suis réveillée quelques minutes, heures ou jours après. Il faisait froid et pourtant je n'avais pas froid, je ne ressentais plus de douleurs, à mon plus grand bonheur.
Je n'arrivais pas à rire, à être en colère, à pleurer...
J'ai regardé autour de moi. J'ai aperçu la maison dans laquelle j'ai été séquestrée durant plusieurs mois.
Il faisait nuit. La Lune brillait, sa lumière était presque aveuglante.
Je n'arrivais pas à sentir l'herbe sous mes pieds. J'avais l'impression de flotter.
J'ai commencé à penser à ma famille. Ils sont sûrement rempli de chagrin.
Mon frère, ma mère, mon père... Je suis désolée...
J'ai posé mon regard sur le tas de terre sous lequel reposait ma dépouille pour la première fois à cet instant.
Une rose violette y avait poussé. Belle, épanouie, si pure...
J'ai cédé à mon envie de la cueillir. Étonnamment, j'ai réussi à la prendre! Moi qui croyais que les fantômes ne pouvaient rien toucher... J'ai décidé de l'accrocher sur ma robe souillée par le sang.
Elle fait désormais partie de moi.
Aujourd'hui, je l'ai toujours.
